路地裏の悪魔

Il est intéressant de voir comment on peut étudier les gens avec si peu.
Prenez mes articles par exemple : si vous les lisez jusqu’au bout, c’est soit parce qu’ils vous intriguent, soit parce que vous vous intéressez à moi.

En parlant aux gens, et les observant, en leur tendant des pièges, on peut aisément décortiquer leur comportement et comprendre l’image qu’ils veulent montrer d’eux. Allez, avouez-le : on a tous notre petite idée sur chacun de ceux qui nous entourent. Ils font partie de notre vie, donc on essaye de savoir s’ils sont compatibles ou pas avec notre façon de vivre.

On choisi ces amis sur des critères (beauté, intelligence, culture, malignité, humour, blablabla peu importe) et on passe du temps avec eux. Le plus impressionnant c’est de voir comment on se confie à eux, comme la confiance peut nous faire dire des trucs inutiles ! Ouvrez les yeux, ils en ont rien à foutre de votre vie, vos amis, ils ont déjà assez de problèmes avec la leur.
C’est vrai quoi ! Vous vous rendez compte qu’on est seul dans notre tête ? Qu’on doit toujours s’occuper des putains de trucs chiants qui se passent dans notre vie ? Alors pourquoi se prendre la tête avec la vie des autres ?

Parce que ça rassure. C’est rassurant, ça dé-stress, de voir que votre meilleure amie vient encore de se prendre un râteau alors que vous, vous êtes bien avec votre “chéri(e)”. J’ai remarqué que beaucoup de personne ne pouvait s’empêcher de sortir avec autrui, d’avoir toujours le statut “En couple” sur Facebook, comme si devenir seul ruinerait tout à coup leur petit monde, ou leur image. Alors que moi, franchement, j’aime pas du tout sortir avec des filles ! C’est vrai quoi, se coltiner quelqu’un qui vous colle en permanence et qui, en plus, vous pose des questions trop connes du genre “Est-ce que tu m’aime ?”. Mais non, connasse ! Lâche-moi un peu !

Pffiouuu…
J’commence à comprendre pourquoi je suis seul. C’est bien, ou mal ? Hmm.

En acceptant deux minutes la théorie de l’âme-soeur qui m’attend là dehors, je crois que si jamais je la croise, je lui casse les genoux. C’est peut-être la chose qui ruinera ma vie. L’amour, le mariage, les gosses : pourquoi vouloir des choses aussi futiles ?
J’ai du mal à comprendre : c’est culturel ? Social ? Ou vraiment nécessaire pour trouver le bonheur ?
J’ai tendance à croire que c’est la pire des erreurs.

A par ça, quoi de beau ?
Difficile de se dire que l’amour tue, et en même temps de pouvoir s’intéresser à des filles qu’on fini tôt ou tard par rencontrer. C’est mon cas en ce moment : je suis balancé entre le “Je ne dois pas tomber dans l’erreur” et le “Roh putain de merde quand même, qu’est-ce que j’aimerais l’aimer !”…
Vous vous rendez compte ? Un sentiment pourri qui m’empêche de tomber amoureux de filles vraiment bien. Ça me hante. Tout les matins je me lève avec l’image de la même fille. Je me dis que je suis vraiment con, mais qu’en même temps ça serait encore plus con de tout faire foirer. Je la croise parfois, et puis merde j’arrive à rester normal ! C’est chiant, quand j’étais amoureux étant petit, j’avais l’air con quand je parlais devant une fille. Là, je suis tout à fait normal. Merde quoi !

Et là, y’a des filles qui, en lisant ça, ce demande intérieurement si je ne serais pas en train de parler d’elle. C’est marrant quand même, comme on peut intriguer les gens avec un bout de texte.

路地裏の悪魔
Rojiura no Akuma“, le Démon de la Ruelle du Fond.

P.

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